Le Québec pose les bases du stockage géologique du carbone

Même avec des politiques climatiques ambitieuses, certaines émissions resteront difficiles à éliminer. L’industrie lourde, l’agriculture ou encore l’aviation continueront de générer des émissions résiduelles au Québec.
Atteindre la carboneutralité exigera donc non seulement de réduire les émissions, mais aussi de retirer durablement du CO₂ de l’atmosphère ou de flux industriels dilués.
Dans ce contexte, le projet de loi 17 représente une avancée structurante pour l’économie climatique québécoise.
En établissant un cadre pour le stockage géologique du carbone, le Québec crée les conditions nécessaires au développement d’une chaîne de valeur industrielle complète autour de la capture et de la séquestration du CO₂.
Une infrastructure clé pour la capture du carbone
Le stockage géologique constitue un maillon essentiel du déploiement des technologies de capture du carbone.
Sans capacité de stockage permanente, les systèmes de capture — qu’il s’agisse de captage direct dans l’air ou de captage sur des flux industriels à faible concentration — ne peuvent être déployés à grande échelle.
En structurant ce cadre réglementaire, le Québec se positionne pour :
Une mobilisation de l’écosystème
Dans ce contexte, Skyrenu et Gabriel Vézina ont cosigné une tribune avec plusieurs leaders de l’écosystème — Alex Petre, Frederic Lalonde, Sophie Forest, Alain Lemieux, Claude Letourneau, Isabelle Dessureault, Grégoire Baillargeon et Michael Denham — afin de soutenir le développement responsable de ces solutions au Québec.
Cette mobilisation reflète une conviction partagée : la transition climatique nécessitera une infrastructure industrielle complète de gestion du carbone, incluant capture, transport et stockage.